on life.,  vilaine

You better run.

Run away. Yeah Yeah Yeah.


Elle passait sa vie à courir.
Courir après des hommes qui ne voulaient pas d’elle.
Courir de ceux qui voulaient d’elle mais qu’elle fuyait.
Courir après le temps qui manquait.
Courir après une reconnaissance qui ne viendrait jamais assez.
Courir à sa perte aussi parfois.
Elle passait son temps à courir afin d’échapper à celle qu’elle était.
Solitaire trop intelligente pour son âme.
Elle essayait de détruire ou de fuir tout ce qui pouvait lui faire du bien.
Tout ce qui pouvait faire qu’elle vivrait paisiblement.
Étrange comment sont les choses parfois.
Elle savait pourtant que seul le paisible pouvait la calmer.
Le paisible, elle se le représentait comme un King size surdimensionné où les enfants viendraient jouer et parler le matin avant le brunch, où avec lui, ils feraient l’amour sans fin, explorant leurs envies les plus canailles.
Le paisible, où ils se prendraient dans les bras, se feraient des câlins, liraient des livres, écriraient ensemble ou juste référaient le monde à lueur des bougies…Peau contre peau. Comme des instants de magie.
Le paisible.
Elle le voyait dans ses yeux à lui.
Tout le temps.
Elle le sentait quand elle posait son regard sur lui.
Un amour encore qui ne pourrait jamais être vécu pleinement.
Il y avait tout dans ces yeux là..
Le paisible et la douce folie.
La tendresse et la sauvagerie.
Elle voulait tout de lui.
Mais, parce qu’elle trichait.
Parce qu’ elle truquait les cartes.
La partie était déjà finie.
Par peur de ne jamais être a la hauteur de la tâche qui était la sienne.
Aimer un homme qui ne pourrait jamais, ne voudrait jamais être le sien.
Se mettre dans une situation encore si compliquée juste pour être seule encore.
Par crainte de faillir à la moralité qui était la sienne aussi.
Aucun homme de sa vie ne l’avait compris.
Aucun n’avait réussi a la protéger contre elle même.
Normal me direz vous, on doit se protéger soi même avant de compter sur les autres.
Mais tout ce qu’elle désirait c’était de trouver un homme qui l’aimerait suffisamment pour lui donner ce surplus d’amour qui faisait qu’elle pourrait enfin se poser.

Lui, l’homme de sa vie.
Elle écoutait son âme, son cœur, pas sa tête ni sa raison, elle était tombée amoureuse dans sa vie, uniquement 3 fois…
Et savait que l’amour inconditionnel était une chose rare et précieuse.

Elle aimait sans conditions sans restrictions…

Les autres fois elle estimait qu’il fallait juste tout faire pour la relation fonctionne.
Elle ne croyait pas au principe de l’effort…
Et pourtant a chaque fois elle donnait tout, tout et trop aussi.
Mais elle y croyait. Parfois plus que d’ autres.
Sa beauté l’avait mené à sa perte.
Grâce a elle, jeune elle s’était aperçue qu’elle pouvait tout obtenir.
Tout et n’importe quoi.
Elle faillit mourir plus d’une fois, dans un King size sous une lumière tamisée, son sang coulant sur l’oreiller.
Être trop belle trop jeune sans freins c’est comme hériter trop tôt d’une fortune inattendue..
Ça vous fait faire des bêtises crasses.
Un jour elle prit sa beauté en grippe.
Alors elle s’était mise en tête de la camoufler.
Mais ça ne marchait pas.
Elle brûlait.

Son âme voulait plus.
Son âme réclamait la place qui était la sienne.
Reine des connes, elle se laissait berner par le miroir aux alouettes de la gloire..

De la notoriété..
Mais hors de question de se laisser avoir encore une fois.
Elle se moquait des lois.
De la vie en général.
Ne respectait rien qui ne collait pas à sa propre morale.
Une vraie hors la loi, elle protégeait son clan.
Les siens..
Ceux qu’elle aimait sans concession.
Ils étaient peu.
Mais elle avait la fidélité chienne vissée à l’âme à défaut de l’avoir vissée au corps.
Elle aimait à vie.

Qu’importe les tempêtes..
Pourtant elle n’avait rien d’une victime, on la classait plutôt du côté des prédateurs…

Le paradoxe qu’elle vivait toutes les heures de sa vie.

Savoir rendre beau et unique tout ce qu’elle touchait..
Détester le commun, puis faire sortir l’exceptionnel de ceux qu’elle aimait..
Le faire jaillir..
Et en secret ne rêver de rien d’autre qu’un quotidien doux et paisible..
Savoir manier les feux d’artifices et les jets d’eau…

Et ne jamais être aussi heureuse que dans les bras de celui qu’elle aime…

Et ce où que ce soit.

Elle aimait sentir le vent dans ses cheveux,  la terre sous ses pieds, la liberté d’aller où elle bon lui semblait.

Elle n’avait besoin de rien, se calant sur les battements de son coeur, elle su après avoir eu attrapé son second souffle, qu’elle n’avait plus besoin de courir. elle pouvait enfin marcher.

Sereine, heureuse enfin.

Marchant à ses cotés.

Et lui savait, et c’était là la beauté de la chose, qu’elle se remettrait à courir un jour, mais qu’il saurait la rattraper et au lieu de courir pour se sentir libre, ils se mettraient ensemble à danser.

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