on life.

Safe from Harm.


Safe from Harm. Massive Attack.

Tout ce qu’elle voulait c’était qu’on la protège.
Que les bras de l’homme à qui elle se donne, l’entourent et la gardent “safe from harm”.
Alors elle les choisissait avec un océan de tendresse à fleur de peau,
Avec une douceur infinie dans leurs mots.
Et belle d’abandon, elle se donnait, se donnait comme si sa vie en dépendait,
d’ailleurs c’était certainement le cas, tant le danger de tomber pour elle était là.
En se donnant ainsi elle espérait qu’ils aillent au delà, qu’ils voient en elle aussi clairement qu’elle les lisait, mais ça n’arrivait pas.
Ou alors parfois ils lui disaient, chérie, je te protégerai, mais cela ne durerait pas plus longtemps que leurs ébats.
Elle essayait depuis si longtemps d’être forte, de se tenir droite, de ne fermer aucune porte.
Sachant qu’ils étaient des courants d’air chauds dans sa vie, de ceux qui te surprennent et virevoltent à l’envie.
Elle en cherchait juste un, juste celui qui un jour lui montrerait que ce qu’ils avaient comptait plus que lui.
Tout ce qu’elle voulait c’était d’être “safe from harm”, trouver sa place au creux de son épaule,
S’y poser s’y reposer et se sentir invincible.
Le temps d’un baiser, d’une nuit, cette âme sensible…
Elle était terrifiée par ces gestes d’abandon, et pourtant elle savait que c’était la seule façon,
Pour elle de montrer sa fragilité, sa propre faiblesse et sa vulnérabilité.
De ce courage insensé elle faisait preuve à chaque fois.
S’ouvrant se donnant comme si c’était la première ou la dernière fois.
Se noyant de tendresse, de caresses sauvages.
Baissant les armes, flottant, espérant grâce à eux atteindre l’autre rivage.
Elle se fiait à ses yeux, aux émotions ressenties.
Le regardait bouger, se disant,
Oui je peux peut être avec lui…
Tout ce qu’elle voulait c’était qu’il lui dise, tiens viens, prends ta place, tu es ma promise.
Mais quelles que peuvent être les erreurs commises,
Elle se relevait même soumise.
Elle sentait parfois en elle le verre se son âme se briser, et savait qu’en la transvasant quelques gouttes elle perdait…
Mais tant qu’il reste de l’espoir il y a de la volonté.
Et ce n’est pas le genre de femme, même lasse, a ses bras baisser.
Elle continuait dans ses bras a vouloir cette protection, une fois ils atteignirent la perfection.
Après une nuit d’une sensualité insensée, ils sortirent pour prendre un café.
Son amour, son homme, elle le regardait marcher, il lui donnait son bras.
Au soleil, ils s’asseyaient …
Entre eux une main sur chacun elle était en paix.
Un pur moment de “bliss” plus que de sécurité.
Leurs sourires plein d’amour ne laissait aucun doute planer.
Ils étaient heureux à cet instant là, elle avait atteint son but, son nirvana, celui de se sentir arrivée à bon port entre ses bras
Protégée de tout et des petits riens à la fois..
Mais ces instants de bonheur insolents ne durent pas.
Et là elle comprit l’impermanence des choses et l’ironie de la vie.
Elle protégeait ses hommes, ses amants comme elle aurait aimé qu’ils le fassent.
Avec amour, avec tendresse, avec douceur, avec grâce.
Elle murmurait, attention c’est un don précieux.
Maintenant c’est a toi tu en fait ce que tu veux.
Elle espérait secrètement qu’à un moment il lui dise, Madame S, ma chérie je connais la valeur de ce cadeau..
Mais non, ils continue à courir à chercher …à vouloir se découvrir tout en passant à côté.
Mais elle les aimait pour sa liberté,
Car un homme ne doit jamais se sentir emprisonné.
S’il revient vers toi c’est qu’il se sent bien, pas à cause d’un enfant, d’un serment ou parce que tu lui lies les mains.
Tout ce qu’elle voulait c’est de se sentir protégée, elle l’était avec lui, lorsqu’ils se parlaient. Lorsqu’ils s’aiment aussi et qu’il l’entourait de ses bras.
Il lui murmurait alors, oui je sais tu es à moi.
Puis ils se séparaient, il était encore là mais son âme échangeait déjà avec une autre flamme…
Elle souriait, ne voulant montrer sa blessure.
Peur qu’il prenne sa vulnérabilité pour une jalouse imposture.
Elle comprit, qu’il ne pouvait pas plus la protéger que ça, que sur sa liste de priorités elle n’était pas..
Alors sa quête elle continua, sans trop y croire, car en louve blessée, elle devait tout d’abord penser ses plaies.
Puis un jour, il arriva, un nouveau mâle alpha.
-“Il lui dit, tu es mienne, je suis tien et je suis rien sans toi.
La seule chose que je peux t’offrir c’est moi, mes bras, mon amour et toute mon affection.
Je te préviens: Je suis Homme.
Je n’ai que faire de ton loup, ton tigre ou de ton lion.
Viens dans mes bras et je t’aimerai comme jamais.
Nous serons heureux, je le sais.
Avec moi tu n’auras plus besoin d’autre protection, tu pourras te laisser aller pleinement à l’abandon, je te ramasserai, te guiderai, je serai celui là.
Tu es précieuse, et tout comme je suis à toi tu es à moi”
Elle l’entend, et elle sait au son de sa voix qu’il est honnête loyal franc et droit.
Elle hésite cependant, et veut en même temps faire le saut de la foi.
Et voilà de nouveau elle a besoin de ses bras, cette terreur de l’abandon qu’elle dompte à grands pas.
Il reste, elle le sait elle a perdu quelques morceaux de son cœur, a jouer avec des prédateurs on peut en perdre la raison.
Tout ce qu’elle voudrait c’est qu’on la protège, contre le monde, contre elle même contre ses mauvaises décisions.
Peut être qu’un jour prochain elle grandira, et sans pour autant être adulte elle comprendra.
Que la seule capable de la protéger c’est sa propre force, qu’elle puisse en son moi.
Mais en attendant, elle essaie de dompter des fauves, des animaux sauvages aux coups de griffes acérés ..
Elle se prend des coups de dents mais elle aime les morsures.
C’est un signe d’appartenance dans ces sauvages cultures.
Elle aime les frissons quand elle met sa tête dans la gueule du Lion ou qu’elle tourne ostensiblement le dos au loup et même avec le tigre auprès de qui elle se sent en sécurité peut être parce qu’elle sait que son rôle n’est pas de la protéger.
L’ours quant lui, est à l’aise partout, sur terre dans l’eau ou dans les arbres il s’en fout.
Elle attend, elle joue à la proie, pour qu’il l’entraîne qu’ils aillent tous les deux hiberner, au fond d’une grotte quelque part où il l’apprendra à se protéger.
Car c’est ça qu’elle attend en réalité,
Non pas tant qu’on la protège mais qu’on lui apprenne enfin à se protéger.

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