là des mots,  vilaine

RITUEL

Trust in me. Susheela Raman

Elle tire sur mes cheveux, 100 coups de brosse de soie avant de coucher ou de se coucher, le même rituel selon les soirs.

S’assoir à la coiffeuse, attendre qu’elle entre, lui donner ma nuque afin qu’elle déboutonne le corsage, délace le corset.

Puis viennent les épingles qui tiennent en place le chignon.

Pendant ce temps je me démaquille, peu de lumières, peu de mots.

Quelques notes de piano, s’échappent du salon de musique, ou des invités continuent de se divertir.

Le propre d’une bonne maîtresse de maison étant de savoir s’éclipser en douceur ou de rester jusqu’à la fin de la fête avec le sourire.

Mais ce soir c’est différent, je me change juste en cours de soirée.

Mais sans fards, sans mes atours, sans mes bijoux…

Elle continue de me coiffer, inlassablement.

Dans le miroir je la regarde avec attention, elle a toujours eu les mains délicates et fines, mais ce soir ses bras sont nus, elle ne porte pas la même robe que d’habitude, mais un long fourreau noir en satin de soie et une paire de talons hauts.

Ses jambes sont nues elles aussi, le fourreau est haut fendu sur sa cuisse droite.

Elle cesse de brosser, ceint ma tête d’une tiare discrète, et m’entoure d’un serre taille en cuir noir.

J’ai du mal à respirer, mais je m’y fais, il marque mes hanches, dessine mes reins et fait ressortir et pointer mes seins.

Elle inspecte mon mont de venus le brosse avec une petite brosse de soie et le parfume au jasmin, puis elle introduit en moi des billes de verre, trois calots, deux boulards, et six billes de tailles différentes, puis elle lace mes bottes qui montent haut sur ma cuisse.

J’enfile mes gants de cuir noir, ils vont haut sur mes bras.

Elle replace mes cheveux devant mes seins et me bande les yeux.

Vous êtes prête madame.

Ils vous attendent.

Elle me guide de son bras.

Je marche en serrant mon sexe de peur de laisser une bille s’échapper.

J’entends toujours la musique qui vient du salon, mais plus de voix.

Elle me mène dans une antichambre, je ne reconnais pas le bruit du sol sous mes pas.

Je sens la chaleur d’un feu, son crépitement m’apaise.

Un courant d’air dans mon dos, puis des mains autour de ma taille puis des lèvres sur mon épaule et là je reconnais avec bonheur ton odeur.

Je te tends mon cou, tu sers ma taille un peu plus..

Collant mes fesses contre ton sexe, tu te frottes contre moi, je te sens sur sous le tissu du pantalon,

puis tu me fais me retourner et nous valsons.

La tête me tourne, mes seins frottent sur ta veste, tu me tiens fermement la main et la taille, nos pas sont rapides et synchrone.

Tu me dis, garde tes billes fais attention, à chacune de perdue tu auras ta punition.

Je suis toute à la joie d’être dans tes bras, la musique est plus présente, elle est dans toute la maison.

Puis tu me lâches et me fait tourner, d’autres mains prennent le relais,

Je ne sais pas qui c’est, une femme je suppose son parfum la trahit, il est plus fleuri.

Elle me fait tourner de la main, et j’entends deux billes qui s’échappent..

Normal, je suis tellement excitée je n’ai pu les retenir tant mon sexe est trempé.

Les billes sont ramassées.

La musique est baissée.

Une voix annonce, elle mérite la fessée, le fouet ou le martinet.

On me conduit à une table, place me mains dessus bras tendus, croupe en arrière.

Mes jambes sont écartées avec le bout d’une cravache,

Je sursaute lorsqu’elle claque sur la table devant moi..

Je serre encore plus mon sexe, quand une bouche vient l’embrasser, puis une main le fouiller, 

Calots et billes sont sortis sans ménagement.

Puis de nouveau cette bouche qui me mange et me mords goulûment.

Arrive la caresse cravachée,

En douceur, en souplesse maîtrisée.

Je ne geins, ni ne frémis.

Ne pas montrer ce que je ressens.

Tête haute, fière et heureuse.

Et faire preuve d’humilité.

Je sens ton regard sur moi.

Il me brûle, déclenche tous les sens.

Je ne sais qui tient la cravache mais ce n’est pas toi, puisque je te sens devant moi.

Le premier coup me surprend.

Je ne crie pas..

Mes fesses brulent sous la marque.

Puis arrive la morsure du glaçon, froid qui brûle plus que le coup lui même.

J’entends que tu bouges, tes mains encore sur moi, puis tu poses tes lèvres et tu te mets à me baiser la bouche comme jamais.

Le second coup arrive et tu me mords la lèvre inférieure pour me détourner de la douleur.

Je retiens les larmes, elles se cachent sous le bandeau.

Tu prends mes mains et me retournes pour que je te fasse face.

Puis tu me soulèves et me pose sur la table.

Je retiens un cri de douleur, le marbre froid sous mes fesses me fait plus mal qu’il ne me soulage.

Écartant grandes ouvertes mes jambes afin de pouvoir me regarder.

Mon sexe est trempé, offert et gonflé, je le serre encore exprès sous ton regard pour t’attirer.

L’effet est immédiat, tu ouvres ton pantalon et sans plus attendre tu me prends.

Rapidement, Violemment, profondément, on en avait tellement besoin tous les deux.

Tu me retiens, t’enfonces encore, au fond, puis tu te retires, afin de me prendre plus bas.

Je m’y attendais, je ne crie pas au contraire, j’adore que tu me prennes ainsi…

Gémissements et sueur, tu me tiens par les fesses pour mieux me coller à toi.

Je me cambre en arrière, épaules sur la table, mains agrippées au bord.

J’en veux plus, j’en veux encore.

Mais tu te retires et j’entends quelqu’un s’approcher de toi..

Tu m’ôtes le bandeau, tes doigts s’accrochent dans ma bouche, pour que je ne parle pas et là je la vois, elle est à tes genoux, elle te lèche telle une chatte.

Tu tends ta main m’invitant à vous rejoindre…

La pénombre nous entoure, je ne ressens personne d’autre.

Je pause ma bouche sur ton sexe, effleurant la sienne, elle me caresse, enroule sa main sans mes cheveux, et me force a te prendre en bouche au plus profond..

Tu appuies sur ma tête, voulant te soulager,

Puis viennent deux, trois coups saccadés.

Tu m’exploses en bouche, elle se dépêche de m’embrasser…

Ton foutre sur mes lèvres elle veut partager.

Nous resterons là, devant la cheminée, haletantes et en attente de recommencer.

La nuit sera longue, c’est certain.

Tu nous regardes content presque heureux.

Puis tu te lèves vers un placard, tu l’ouvres et tu dis mesdemoiselles nous pouvons commencer les jeux.


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