on life.

Ode aux Navets.

They did a Bad Bad Thing. Chris Isaack

D’où vient cette jubilation, cette joie quasi enfantine que j’éprouve lorsque je regarde ce qui devrait être un « mauvais film » ?

Nanar, navet, série B à Z, j’ai une passion pour ces chefs d’œuvre méconnus, qui sont tellement WTF, que je me dis, qu’ils ont été filmés et écrits sous acide, marie-jeanne et bourrés.

Rien de tel que ce voyage dans l’univers d’un metteur en scène qui à une vision du monde, déjantée.

Et si en plus il m’est servi, avec des acteurs en besoin alimentaires, ou sous contrat studio alors là, c’est carrément Broadway.

Est-il plus facile pour un mauvais film de devenir culte que pour un bon ?

Je me dis que oui, l’attaque des tomates tueuses, the attack of the 50 foot woman ou encore the Blob, sont certes liés à mon enfance aux états unis, projetés le Samedi soir, sur un show called the saturday night dead, je regardais aussi, le old school twilight zone, d’ailleurs le générique me fait toujours frissonner.

Soirée Pyjama avec les copines, sacs de couchage et pizza, vernis à ongle et histoires de garçons, essayage de robes et films qui nous faisaient crier. se cacher derrière les doudous.

Evidemment on se moquait de savoir que Vincent Price était un Dracula sublime ou que Boris Karloff n’était pas Frankenstein pour de vrai…

Ces Flickers là, en ont inspiré tant, un de mes top 10 des films préférés toutes catégories, c’est Young Frankenstein, avec un Marty Feldman en Igor juste hilarant, un jeu à me faire faire pipi culotte à chaque fois.

Ce Mel brooks n’a pas vieilli, les dialogues sont toujours à tomber tant ils sont vifs et brillants.

Bref vous l’aurez compris je suis bon public quoi.

Folie des vidéo clubs, Blockbuster aux états unis, tu louais un film et tu achetais le junk food pour l’accompagner.

Bon fallait réussir a éviter les discussion interminables avec chéri, oh non , pas ce film là…

Puis in fine repartir avec 5 cassettes à rendre avant lundi.

Vous vous rappelez quand les VCR sont sorties ?

On se faisait alors nos premières soirées films à la maison?

Pop corn canapé et plaids pour pouvoir se faire peur et se rapprocher dans le noir du garçon qui nous faisait craquer?

On matait en cachette des parents des horreurs comme Massacre à la tronçonneuse, cannibal holocaust, Amityville ou l’exorciste.

Jubilation intense, de la peur et de pouvoir se blottir l’un conte contre l’autre sans que ça fasse tache, plus au pire, on gardait le contrôle de la télécommande au cas où les choses dérapaient…

Alors oui, je suis marquée à jamais, moi et tant d’autres, nous n’iront jamais nous baigner dans un lac la nuit, de peur de se faire attaquer par la créature du marais.

On sait tous que certaines antiquités rapportées d’Égypte sont maudites, et peuvent vous tuer une fois qu’on les a touché.

Jamais j’irai me baigner sur une plage d’Amityville, jamais je dormirai même à Amityville…

Et je ne vous parle pas de Salem hein…Camper au bord d’un lac, se balader dans le brouillard ou dans une forêt soit disant hantée.

Quand aux cimetières la nuit, non merci, c’est à mettre dans le même sac que le Motel miteux au bord d’une route oubliée.

Et ne parlons même pas des coups de fil anonymes à la babysitteur ou des rassemblements suspects d’oiseaux sur les lignes téléphoniques..

Et il y a des objets qui ont à jamais marqué ma mémoire, masque de Jason, les griffes de Freddy, ou le couteau de cuisine de la nuit des masques…

Plaisir jubilatoire de survivre au film, de se dire, oui je l’ai vu, crâner en disant, c’est un truc nul, les effets spéciaux sont cacateux.. mais vouer un culte à Carpenter, à Argento, Hitchcock et King, Mettre Lucas et Spielberg, Juran sur un piédestal…

Et dans la foulée, se prendre une claque avec Tarantino et Rodriguez.

Nos générations ont tout vu, le pire et le meilleur, on est passé, d’un 3 chaines françaises à partir de 19 h à une ouverture complète sur le monde livré par satellite en même temps que nos diners apportés par Allo resto.

C’est délicieux et c’est varié, mais comme en bouffe, rien ne vaut un bon cheese classique, quelques frites et un cocapourfairedescendretoutça.

Calés sur le canapé, dans les bras de son chéri, se blottir contre lui, quand le blonde à boobs se fait slasher.

Et parler à l’écran, mais non, va pas te cacher dans le placard… mauvaise idée…

Et comme tous les bons nanars, on finit par se french kisser et se peloter comme des ados assumés, et boulocher les pyjamas en pilou, heureux d’avoir survécu à tant d’horreurs nous aussi.

Bon c’est pas tout ça, mais ce soir Luv on se regarde quoi ?

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