là des mots,  on life.

Loi de physique


I’m on fire. Bruce Springsteen


Tout élément A entrant en contact avec un élément B s’altèrent l’un l’autre.
Ne serait ce que par quelques particules infimes.
Sans même qu’il y ait frottement, mise en présence suffit. 
Selon un savant qui à plus d’un philosophe a mon sens … Même l’observation suffit à la transformation.
Il en est ainsi pour les molécules, les particules, les atomes et les hommes.
Il était inutile que nous soyons en présence pour savoir que notre rencontre allait à tout jamais nous transformer.
Et pourtant, être dans la même pièce que toi, l’électricité devient palpable, et pas qu’entre nos cuisses.
Tu clignotes de partout, les signes, le regard au couchant, le sourire de charmeur de merde, tes yeux qui ne me regardent surtout pas.
Tu me flashes tes bras, ton cou, te te mets de trois quarts, question que je vois ton dos dessiné..
Je bois mon coke, yeux mi clos, tu sais que mes mains sur la peau de ton dos, te feraient dégonder immédiatement.
La chaleur est étouffante, plus de poussière dans l’air qu’au milieu du Neveda.
Je prends un glaçon le glisse dans mon cou.
Je sais bien que tu mattes derrière tes verres fumés.
Mais je veux encore faire grimper la température, te faire péter ton jean.
Je scrute ton reflet dans un miroir poisseux.
Une veine palpite fort le long de ton cou, et accélère quand je porte la bouteille de coke à mes lèvres.
Un muscle dans ton dos tremble en peu, puis surtout y’a ta jambe qui monte et descend sur un rythme frénétique qui te vend.
Le froid du glaçon ne suffit pas à me rafraîchir, alors je me lève et je roule mon cul jusqu’au toilettes pour m’asperger d’eau.
J’ai bossé dans nombre de clubs du strip alors je sais ce que tu veux..
Je mouille ma frimousse, et mes cheveux, ça coule le long des seins et dans le creux de mon dos ça creuse des sillons dans la poussière collée à ma peau, comme des chemins à suivre pour tes baisers.
Je noue mes cheveux, vaguement les laissant sauvages, parce que c’est ça aussi qui te fait bander mon côté mustang sauvage qui te donne envie de me plaquer au mur,de sortir ton lasso, m’attraper et de me monter jusqu’à ce que le calme s’ensuive.
Pour voir à quel point je cabre.
Je retourne à ma table, m’assois pose mes pieds sur la table direct sous le minable ventilo qui brasse plus la crasse et la poussière que l’air.
Je te plante mon sourire carnassier, j’ai envie de mordre l’oreiller.
Un mec a mis un quarter dans le juke box, qui crache un morceau du Boss,
Hey little girl…
Tu descends tes bières comme si t’avais pas de lendemains.. 
Comme si tu ne tenais à rien.
Mais ton rôle, de rock star , tu ne me le fais pas, pas à moi.. 
Je te connais, j’ai été programmée pour te tenir par les couilles et l’esprit..
Et ce n’est qu’un début….
Je switch mode bitch on, j’ondule vers toi plus que je n’avance, je balance une dose massive de phéromones , trempant mon short en jean par la même occase, ouvrant grand mes yeux de biche, dessinés spécialement pour te faire chavirer et je te murmure à l’oreille, la suite de la complainte de Bruce,
Ohhh ohhhhh ohhhhhh …. 
I’m on fire.
Mes pointes de seins te frôlent l’épaule, mes cheveux suivent.
T’as envie de les attraper de les tirer vers toi.. Mais tu y glisses juste ta main pour choper l’odeur..
Je prends les clés de la caisse sur ta table, je sors dans le parking,
My cool is si hot dehors..
Sac jeté sur le siège arrière, je cale mes fesses au côté passager..
L’air est étouffant, je joue avec mon 
t-shirt pour m’aérer la peau .
Invitation à faire un bout de route ensemble dans ce désert blanc.
Le soleil tape tellement que la route devant est un miroir, où se mélangent les dimensions…
J’ai pas à t’attendre longtemps, la porte du dîner grince et claque..
Tu montes sans même me lancer un regard.
Mais putain ce que tu souris …
Tu tournes la clé et prends le volant et on est parti.
L’air est chaud presque brûlant, j’ai la tête en arrière les cheveux au vent, yeux mi clos je t’écoute me raconter. 
Qui tu es, ton clan, où est ce que la fin du vieux monde t’as propulsé.
Et on parle des temps anciens, des vieilles vérités.
De la puissance du destin, qui fait que t’es adulé.
Les femmes qui chantent tes mots, écoutent ta bonne parole.
Celles que tu as laissé le long du chemin. 
Celle que tu as perdue en route.
De tout ce que tu me dis je ne retiens rien… 
Juste que tu me dis qu’ici et maintenant tu es bien.
Et que je suis ton nouveau compagnon de route.
La nuit sur nous se couche … Et ta main me touche enfin. 
Oui il ne reste plus de doutes… 
A nous de tracer notre chemin.

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