on life.,  vilaine

J’en crève ou I Crave

Crave you. Flight Facilities Feat. Giselle.


On fait pas bien la différence arrivé à un certain moment de manque, d’envie et de désir.
La seule chose que tu sais, c’est que tu sens tout beaucoup plus fort, tu ne supportes rien, le moindre frôlement du tissu sur ta peau, le moindre courant d’air qui t’effleure, te rapporte à ce que ce tu n’as pas.                

Et à ce que tu désires pour ton plus grand malheur.
Tu y penses, tu salives, tu veux rien de moins que tout.
Tu creuses ton ventre, ton sexe et tes joues.

Tu lèches tes lèvres, pour les humidifier,  en même temps tu te sens affamée.

Alors tu continues, tu vis essayant de ne pas y penser.

Puis arrive le second niveau de conscience, celui où c’est dans ta tête sans arrêt.

Tu te caresses la peau, inconsciente de ce que tu fais, tu fermes les yeux et t’es immédiatement transporté.
Tu cherches à dormir, pour fuir tout ce qui n’est pas la réalité désirée, mais le sommeil est une marie couche toi là et te demande de faire ton boulot, les moutons que tu comptes ne feront jamais le poids devant la jouissance offerte par tes doigts.
Mais plus tu trembles et plus ton corps en veut, il a soif de couler, tu laisses parler l’animal, prendre le dessus, tu passes à chienne, à louve, lionne, ou guenon qu’importe le nom, puisque tu es sans pudeur et sans autre conscience que celui du plaisir que tu te donnes…
C’est là où tout bascule, tu veux toujours plus ressentir, vibrer, trembler frémir.

La sensualité est sauvage, le manque une torture, ton corps réclame ravages et dommages.

Il se moque de ton infortune.
Alors tu es prête à donner , te galvauder pour faire semblant de vivre.
Le premier mec qui passe à des allures de super héros, et ça tombe foutrement bien puisque tu te mets en mode de super vilaine.                  

Tu ronronnes, tu joues de la tête et de ton corps, tu l’écoutes pas , tu t’en fous, tout ce que tu veux c’est qu’il prenne ton corps. Adroitement où pas, tu t’en fous, tu te connais si bien que tu sauras si ce n’est te faire jouir avec lui , tu t’en fous tu veux te couper un peu cette faim, qui te tenaille, te torture, te tien malgré toi.
Tu le regardes, mais tu t’en moques, tout ce qui t’intéresse c’est sa bouche, va-t’il te bouffer, ses mains seront elles douces?
Glisse une main sur son jean, observe l’effet…

Regarde t-il ta poitrine, profites en pour la gonfler.
Petite pute assassine que tu as appris à devenir, tu enregistres tout, ses silences et ses rires. sur ton tabouret de bar, tu bouges ton cul, il ne croit pas aux hasards ça tombe bien toi non plus.
Tu lui parles comme à l’autre, le seul que tu aies jamais aimé.
Mais tous les mots qui avant te faisaient sourire, tu les sors sans âme, sans autre conviction, que ce sourire forcée sur lequel tu t’es entrainée devant le miroir lors des séances de méthode Coué.
Tu trembles encore, tu bois, pour te désinhiber, avec un peu de chances l’alcool fera l’affaire, tu regardes dans ton verre pour oublier la conne vaine et creuse que tu es, mais le reflet est trop présent, alors t’avales un autre style de médicament, où tu te l’administres par le nez.
Là ça fonctionne, les abeilles bourdonnent, ton cerveau est super câblé, il parle avec ta chatte, avec ton corps et tes yeux, qui quand t’es clean son laser ne sont que deux trous de pine véroleux.
Il entre dans la danse , cette fois pour de bon, ses mains sont partout, il renifle ton abandon.

Tu t’en fous tu veux baiser, c’est clair depuis le début. Alors pourquoi est ce que là tu ne le supportes plus?
Le mal être que tu ressens, la baleine refait surface, il a besoin d’air, et les stimuli chimiques l’agacent.
Tu veux ressentir encore une fois la légèreté„ l’amour, le truc où tes ailes t’emportaient..

Mais t’as pris une mauvaise route, sortie sur une mauvaise voie.

La colle à englué tes ailes et c’est pas la première fois.

Tu le repousses tu ne supportes pas son haleine frelatée… Alors sur la piste de danse tu vas te réfugier.
Là tu tournoies tu virevoltes et tu cries ton désespoir sur les paroles d’un morceau à la con, tu t’imagines ailleurs, chaleur partout dans ton corps plutôt que cette insupportable froideur.
Soudain ta tête tourne, ton organisme va te faire payer. C’est t’as encore un peu de retenue, tu chopes un Taxi pour rentrer.

Mais ce soir t’auras pas cette chance, l’abandon est trop profond.
Tu vas finir au mieux dans un lit d’adoption au petit matin maquillée à moitié, rentrant avec les autres putains…

Celles qui ont le courage de se faire payer au moins.
Retour chez toi, dans ta salle de bains, tu évites ton regard, tu vomis un bon coup, direction la baignoire, c’est bien connu elle lave tout.
Tu y restes priant pour qu’arrive la mort, mais non, la vie à décidé de te jeter un nouveau sort.
Iphone à portée de main, tu regardes s’il t’a appelé.. .mais non le silence est tout ce que tu sembles mériter.

T’en crèves du manque, mais t’y peux rien. TU CRAVE.
Le bain est chaud, presque brûlant, tu dessoules et tu sens l’eau sur ta peau, tu ne peux plus l’éviter…

Et ta main possédée connait le chemin, son sexe affamé ne se souvient de rien.
Alors tu te caresses, tu te refais du bien, le pommeau de douche est là et apporte son soutient.
Les images te hantent, te donnent des frissons, fantasmes ou vécu, on s’en fout c’est la même excitation, elles jouent dans ta tête,tu ressens tout, t’es à la fête..
Enfin tu te couches, les larmes ont coulé, se mêlant à l’eau avec laquelle tu t’es lavée.
Tu retrouves ton lit, il est trop grand pour toi.
Encore une journée sans vivre, sans être qui tu es de droit.
Le sommeil viendra, mais pas le repos.
Le manque va se réveiller de nouveau. Creuser cet abysse, au creux de tes reins.

Cercle vicieux que tu dois transformer en cercle vertueux il ne tient qu’a toi…
Alors tu écris pour évacuer tes démons, tu les invites à ta table voire dans ton lit.
Tu discutes avec eux. tu arrives à un compromis.
Ils arrêtent de te torturer si tu arrêtes toi aussi..
Alors tu les envoies chier, et tu joues dans ton lit.
Dans quelques jours, quelques heures, tout risque de recommencer…

Mais tu t’en moques, tu t’en fous, cette fois t’es certaine tu sauras maitriser.
Le manque, le froid, la peine…

Puis tu t’accroches, à lui, à sa peau, à ses mots, à son absence qui te hurle a chaque instant.

Que lorsqu’il est là, il te fait toucher une plus belle partie de toi. Mais tu vas devoir te contenter, d’une partie de toi que tu voulais éviter, celle que n’aimes pas, que tu as envie de changer.

Alors oui tu te promets, de ne plus t’auto détruire, tu te promets de rire, de vivre, de vibrer.

Et tu sais très bien que tu ne cesseras jamais de l’aimer.

Tu penses à lui encore, tu t’apaises, avec son sourire, sa peau et les souvenirs de l’atlantique.

Tu te dis, qu’il y a une chance qu’il voie qu’il se perd lui aussi.

Tu relis ses mots dans ton esprit.

Tu revois tout.

Et tu espères qu’il pense à toi aussi.
Tu y crois tellement pas que tu verses quelques larmes pour nourrir ton oreiller.

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