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HEAT WAVE. #Elle & #Lui.

Perles de sueur au creux de mes reins, gouttes qui coulent entre mes seins.
Cheveux attachés, en queue de cheval, pas maquillée, halée, yeux qui brillent voire qui envoient des éclats.
Sourire insolent, celui qui vient juste après l’effort. habillée en Cerdan soit pieds nus en boxer et Marcel.
Magic de Coldplay à fond dans le casque. Je peins.
À genoux sur le parquet, je prends les couleurs et je les laisse couler. j’exprime ainsi mon lust et mon love.
Mes envies et mes désirs.
C’est le milieu de la nuit. et je ne sais pas depuis combien de temps je barbouille. Tout ce que je sais c’est que je n’ai pas fini.
J’ai une idée dans ma tête, celle qui me fait avancer. celle qui saura me dire quand la dernière goutte sera posée.
j’y suis pas encore.
je regarde la peinture sécher.
Contrairement à ce que l’on dit c’est un truc passionnant.
Tu ne sais jamais ce que le résultat va donner.
les transparences arrivent en douceur, les opacités se révèlent.
Le tableau nait sous mes yeux.
Le calme après la frénésie.
Un verre de Jack pas loin, pour l’odeur,pour le geste aussi, pour le goût un peu, pour l’envie de lui beaucoup.
La lumière est concentrée sur la toile, plongeant le reste de la pièce dans l’obscurité.
Par la fenêtre j’entends les vagues, qui s’écrasent sur la plage.
La marée est haute, elles viennent se briser sur les escaliers.
La nuit est sombre, quelques étoiles, la lune tarde à se lever…
Il fait chaud, brise maritime des marées.
Je sors un peu, tout en prenant un plaid sur le canapé, pour me poser sur les marches, et laisser les pieds se faire lécher par les vagues.
J’ai du faire un peu de bruit en ouvrant la porte d’entrée, la moustiquaire bloque toujours un peu, et ça a dû le réveiller, parce quelques minutes après que je me retourne et je le vois découpé dans le contre jour de la porte.
Cheveux hirsutes, et entouré d’un paréo, deux verres du liquide ambré à la main
il vient se poser en silence sur la marche au dessus de moi, et m’entoure de ses jambes et de ses bras.
M’embrasse la nuque, me caresse les cheveux, puis approche ma tête contre son torse.
Je sens son odeur qui se mêle à celle de l’océan.
Sa sueur salée et les embruns. j’embrasse et je lèche son torse comme un petit chat. tout doucement.
On est là depuis quelques jours déjà, on a trouvé cet endroit par hasard, sans vraiment le chercher, la maison est simple, en bois, sur pilotis, une rescapée mi cabane de pêcheurs mi ancienne bicoque de beatniks.
you’re not bare foot then you’re over dressed. »ssed. ». »On a craqué pour le panneau à l’entrée:  » If yourte ont barre foot tien yourte over dressed. »
Elle nous ressemble, simple, chaleureuse confortable, pas de faux semblants.
Elle craque de partout, sous le vent et sous les vagues. mais nous y sommes heureux.. tout simplement.
je me retourne descends de deux marches, me mets à genoux entre ses jambes  et j’entreprends de le caresser sous son paréo, du bout de mes lèvres de de mes doigts.
Juste de quoi l’agacer.
Et ça marche.
Il entoure sa main de ma queue de cheval et m’attire sur son sexe.
avec fermeté et douceur toujours.
Sans violence mais avec puissance.
je le sens immédiatement grossir et durcir au fond de ma bouche. Les vagues m’éclaboussent un peu, j’ai la chair de poule, et mes seins durcissent.
J’adore le sucer, lui prouver mon attachement, mon amour, mon appartenance.
J’aime lui présenter ainsi mes hommages. le surprendre quand le moment s’y prête.
il a une vue de mon cul sous les étoiles et la lune qui s’est décidée à sortir.
Il me prend par la main et me soulève. pour m’entrainer sur le porche face à l’océan cette fois.
Là il me fouille, je suis déjà trempée. lui faire une fellation me fait toujours cet effet.
Il me plaque à la balustrade et m’encule avec sa queue trempée de ma salive. il me prend d’un coup me voilà criant à la lune telle en louve en chaleur. mes seins contre la rampe, mes mains accrochées au barreaux.
Mon cul se serre, je l’aspire avec tant de délice, que je sens chaque centimètre de sa queue me pénétrer.
Ce que j’aime que tu m’encules ainsi luv. fuck ce que je j’aime quand tu me prends.
Il me regarde et sourit. Jusqu’à l’os amour to the bone.

Je suis une vilaine fille…

Ouais,
une vilaine fille,
et j’aime ça.
J’aime les frissons et les envies qui montent en moi, les désirs fulgurants qui voilent parfois mon regard malgré moi.
Personne ne le voit, sauf à me connaitre un peu.. sage je suis, divinement, mais vilaine à souhait aussi.
C’est le truc chez les vraies vilaines filles, elles choisissent avec qui elle ont envie de faire des vilénies.
Aucun interet, d’être vilaine avec tout et n’importe qui, voire n’importe quoi.
alors je suis vilaine oui, avec discernement. avec goût toujours…
et surtout avec humour.
J’ai failli perdre ça, ce coté vilaine tapie en moi.
A cause d’un con, d’un méchant garçon. pas un homme hein attention, un gamin qui supportait pas l’idée qu’on puisse lui dire non.
Je précise parce que c’est grâce à un homme justement, que j’ai aujourd’hui de nouveau envie d’être naughty.
Passer un peu de temps avec lui,dormir à ces cotés, rires, flâner, ne rien faire de particulier, a en moi de nouveaux feux allumés.
Nouveaux, vraiment ?
Non,pas nouveaux ils étaient là, à peine étouffés, ils sont toujours là en moi, brulant, couvant.
Alors oui, je suis une vilaine fille, j’ai envie de nouveau, de séduire, de plaire, de lui faire la cour, l’amour et de sauvagement baiser.
La douceur et la sauvagerie, et toujours cette animalité chérie.
Pas avoir besoin de lui, mais en avoir envie.
Le voir heureux, l’entendre aussi.
Fier et épanoui.
j’ai envie de le plaquer au mur de le branler avec mon regard autant qu’avec mes mains.
Glisser mon pied de bas gainé entre ses cuisses, le mettre à ma merci, autant qu’il arrive à me mettre à la mienne.
de le laisser me prendre, encore et encore, de mes cheveux tirer, de mon cul claquer.
de sentir sa langue, et ses doigts en moi, me fouiller à me faire couler, tremper les draps…
Alors oui je suis encore fêlée, mais qu’importe je peut encore briller.
glisser ça et là des codes de mes envies, résilles, collier, bijoux… cuir et talons.. distillés avec subtilité, de façon anodine.
le plaisir de l’habiter… avant de me faire biter ??
RRhooo tu vois? Je te l’ai dis je suis vilaine…
Il aura suffit de quelques jours, de quelques mots, d,’un fou rire après avoir joui…
Je suis une vilaine fille…
De celles qui aiment jouer, qui aiment le danger.
De là à dire que ce qui m’est arrivé est mérité.
C’est un pas que les cons auront franchit vite fait.
Mais bon, les cons..
bref.
Non, je ne l’ai pas mérité.
Non, je ne l’ai pas cherché.
Oui j’ai eu peur, j’ai tremblé. j’en ai vomi. je me suis rendue malade.
Je me suis punie.
Mais bon c’est fini.
J’ai réussi à exorciser.
Je suis une vilaine fille, oui, absolument.
Pas une chienne hein, et sans autres noms fleuris ou considérations…
Pas chipie, pas chatte magré mon surnom, pas garce de grâce, pas coquine ni souris ni lapine…
Juste a naughty girl with a beautiful naughty mind.
Qui aime voir le sexe qu’elle convoite, se dresser se gonfler.
qui aime faire chavirer le regard de l’homme qu’elle a choisi.
à n’importe quel moment, le surprenant au milieu d’une phrase,d’une bouchée à un diner.
Vilaine fille oui.
ce qui ne veut pas dire que je suis une libertine, une marie couche toi là , montre moi çi, ou fait moi ça.
Libre je suis de mes chaines et de mes ébats.
Libre de choisir ce que je veux et ne veux pas.
Libre de porter ce que je veux. d’embrasser qui me plait.
De sourire à la vie malgré tout. et libre aussi de faire un doigt à tous ceux qui pensent que « ça » ne se fait pas.
Alors toi qui me lis…
Sache pour une bonne fois, que je suis une vilaine fille, oui mais ça ne m’empêche pas d’être une femme aussi avec plus de couilles que pas mal d’hommes en ont dans mon petit doigt.

Hey, I’m Back.

Faut que je verbalise parait-il.
Que je dise les choses, les écrive .
Afin d’avancer, de passer à autre chose, d’avancer.
Je me suis battue, débattue, j’ai été honteux de survivre, de ne pas pouvoir me rappeler ce qu’il s’était vraiment passé.
je me souviens d’avoir été sauvé, par un ami, je me souviens de mon corps endolori.
Des bleus partout. de son regard effaré, de sa colère.
Et moi, dans les vapes, à moitié trouée, ne me souvenant même pas de l’avoir contacté.
sauvée par ces instants de conscience, par l’instinct de survie.
et par le clavier de mon iPhone.
Il m’a prise dans ses bras, malgré mes pleurs et mes cris.
ça je m’en souviens, car il était chaud et moi j’étais glacées, abrutie.
Je me rappelle d’ autre enflure, face à terre, son sang sur le carrelage, sa face éclatée.
et lui, l’ami, qui est venu, sans questions, sans doutes, sans même réfléchir.
Qui m’habille, me glisse dans ma robe, m’enfile mes chaussures, me couvre les épaules avec mon manteau et me protège la tête avec son écharpe, je le vois prendre mon sac, m’installer dans un user, et donner le nom d’un hôtel pas loin.
je me souviens du bruit, de mes courbatures, du sang sur mon corps, des larmes qui coulaient.
puis plus rien encore…

Je suis couchée en boule sur un lit blanc immaculé et frais,
l’eau qui coule, les frissons.
L’odeur du savon, eau d’orange amère…
Les odeurs ont se don de s’incruster en vous à tout jamais.
Il me demande, tu es certaine, tu ne veux pas porter plainte ?
– Non je ne veux pas, je ne me souviens de rien.
c’est ma faute,
– NON.
T’as pas le droit de dire ça. TU ne peux pas. C’est pas de ta faute.
T’as fait tout ce qu’il fallait.
Tu lui as donné rendez vous dans un lieu public, que tu connaissais.
– Oui, mais je me suis levée , je suis allée aux toilettes,
Deux verres et je fais pipi, une vessie de mamie…
– Tu te sentais en confiance, il te faisait rire.
Il n’y a rien de pire comme trahison, de se faire tromper par un homme qui fait tomber
tes défenses.
– C’est la base même de la trahison, faire tomber la méfiance,
s’immiscer pour mieux tromper non ?
-Donc, non, je ne veux pas porter plainte.
C’est ma lâcheté à moi.
– Non, je ne te permets pas. Je t’accompagne.
Garde ta robe, tes bas, ton soutien-gorge , ta culotte…
– J’en ai pas.
– Merde ça va faire moche ça, chez les flics.
– Oui je sais, tu penses bien.
Spa grave je viens témoigner avec toi.
– Non je veux pas. je ne me souviens de rien.
NE me laisse pas.
je veux juste dormir et prendre un bain.
Me noyer, ne plus rien sentir, m’endormir.et ne plus me réveiller.
disparaitre. ne pas revenir.
– Shhhhh, viens, le bain est coulé. on en parlera après.
Il me déshabille, je gémis, tout mon corps est meurtri.

L’eau, ma tête dessous, le silence, mon coeur qui bat. et moi, mon esprit, toujours abrutie, enivrée, droguée.

Il reste assis, au sol dans la salle de bains, la lumière est éteinte, il l’a fait de lui même quand il a vu, mon corps meurtri, les bleus… partout.
Et mon regard affolé, qui refusait de voir, de regarder, se détournait du miroir,
Heureusement il était lui aussi très embué.

Je me retrouve dans le lit, nue, au chaud, les draps propres m’apaisent.
Il a commandé à manger,
il me dit, je vais prendre des photos, il te faut des preuves si tu changes d’avis.
je soulève la couette, je ferme les yeux.
je veux pas voir son regard. je sens sa colère.
Il murmure : je ne l’ai pas assez frappé cet enfoiré.
je me recouvre, il est assis sur le fauteuil de la chambre. et me demande ce que je veux faire.
Dormir, oublier.

Ne me laisse pas seule.
J’ai peur. j’ai froid.

Il reste, il ne bougera pas.
Je dors là. à coté de toi.
Shhhh, voilà mes bras.
Non, ne me touche pas, juste ta main, donne moi ta main.
et je m’endors comme ça. apaisé , enfin je le crois, main dans la main, un ami à mes cotés.

Oui le temps est passé, je n’ai pas porté plainte, juste une main courante, parce que les preuves n’étaient pas probantes,
Malgré les photos…
Le flic qui te dit, si nous devions intervenir, à chaque querelle d’amoureux, on n’en sortirait pas.
Puis Monsieur, s’en sort bien, votre agresseur présumé pourrait porter plainte contre lui…
je me souviens, sortir du commissariat encore plus sale que lorsque j’y suis entrée.

Je me dis, le temps passe, les bleus s’estompent, je n’ai rien à oublier, je ne me souviens de rien, mais mon corps lui oui.
j’ai mal, endolorie.
mais là n’est pas le pire.
Le pire est beaucoup plus insidieux.
Le pire c’est que je ne contrôle plus celle que je suis,
j’en parle à mon psy, il me dit,
Prends le temps, digère, avance, le processus est long, tu avanceras à ton rythme.
Je suis sous tranquillisants, médocs pour un confort ouatiné, pour éviter les cauchemars, les rêves éveillés.
J’essaie de peindre, d’écrire. j’y arrive pas.
Je n’ai jamais été douée pour la création dans la douleur, je me suis toujours servie de ma joie.
Et malgré les médocs, malgré les amies, je pleure, je me meure.
Je prends du poids, je grossis, je perds encore une fois le contrôle.
je ne m’appartiens pas.
Je me cache sous le gras.
dans la bouffe.
Je me protége, me disant, si je ne suis plus désirable, si je tue ma sensualité, cela ne m’arrivera plus.
Et quelque part mon esprit se rebelle.
NON, ne fais pas ça.
Ne te laisse pas abimer encore une fois.
Difficile de laisser un autre me toucher.
moi qui étais vie, et joie, douceur et sensualité,
je me sens devenir mort, tristesse pour chaque respiration, pour chaque jour qui passe,
je m’étiole.
c’est comme si je me laissais agresser encore une fois.
C’est mal me connaitre.
Je refuse.
Plus que survivre, je veux vivre, retrouver ce que j’ai laissé se perdre.
et putain de bordel de merde, hors de question que je perde ne serait-ce qu’une infime partie de moi.
alors je parle.
J’écris .
Je verbalise.
J’ai pris le temps, d’accepter, d’assimiler.
et le temps de la volonté de combattre, de me reprendre en mains.
avoir la force de me re-sexuer.
Ouvrir la porte à ma sensualité, celle que j’ai laissé enterrer dans une chambre d’hôtel il y a quelques mois.
vivre, jouir, rire, partager, séduire..
redevenir moi,
porter de nouveau des bas, des talons, des pencils skirts.
Ne plus avoir peur des regards.
Ne plus avoir honte. De ce que j’ai fait, de ce que j’ai pas fait.
Vivre, respirer, rallumer la flemme dans mes yeux.

Regarder le mâle convoité, avec faim.
Le dévorer.
jouer avec mon corps, jouir, tremper de nouveau les draps.
Froisser les habits.
Avoir de nouveau assez confiance, pour être attachée, rire, jouir encore.
laisser couler ma fontaine.
Aimer.
Partager.
Rallumer tout ce qu’un connard avait essayer d’éteindre.
et briller bordel.
Briller encore plus.
Oui j’écris, je verbalise.
Mais plus encore.
Je pardonne.
Je remercie même.
Parce que j’ai survécu.
Je suis devenue plus forte.
je me retrouvée combattante.
Plus que je ne l’ai jamais cru possible.
Je reviens meilleure qu’avant.
Alors merci oui, et va bien te faire cuire le cul.
Tu ne m’as même pas ébranlée., Même pas fissurée, même pas altérée.
Juste bousculée.
Et tu sais quoi ? Je suis toujours là.