là des mots,  vilaine

Alors comme ça t’as chaud ?

Alors comme ça, t’as chaud ?
Tu tiens pas la route c’est ça ?
Mets la clim chéri !
Ça va te passer.
Tu crois quoi ?
T’arrives avec ta gueule de charmeur et ton allure de marin buriné et tu crois que j’vais tomber à la renverse au moindre de tes sourires.
Attends j’dis pas que tu ne parles pas bien, au contraire, tes mots sont choisis, doux et puissants à la fois et tu sais foutrement bien les arranger pour me faire grimper au Delà des rideaux.
Non je dis que tu fais chier.
Que oui je pense à toi et je suis curieuse de voir si nos peaux se parlent et que ça me met autant en colère qu’en joie.
T’es bestialement beau, tu bouges comme un animal et tu le sais parfaitement. 
Alors inutile de me la jouer à l’étonné ou même à l’épate. 
Parce que je vois au delà de ton jeu de don Juan réservé et soit disant timide.
Et si tu chauffes parce que tu n’arrives pas à décoller ton regard de mon cul ou à virer ton désir de ma bouche, je vais pas te plaindre.
Vu comme tu profites du paysage, je pense même t’en remettre une couche et voire même te filer un pass panoramique en me remettant du rouge à lèvres dans le rétro.
Je croise les jambes plus haut, j’ai viré mes shoes depuis longtemps et j’ai posé les pieds sur le tableau de bord.
Je bouge mes épaules (enfin mes seins) au rythme de cette disco electro merdique.
Bon la clim est à fond et les fenêtres sont ouvertes .. 
Pas très eco-responsables mais au vu de ton jean trop serré c’est le dernier de tes soucis.
Je continue de te mater derrière mes lunettes fumées. 
Et j’adore ce que je vois.. Ton bras dessiné et ta mâchoire volontaire.. Et cette fossette craquante qui me donne immanquablement envie de te mordre depuis ton premier sourire.
On roule depuis maintenant 3 jours…
3 jours déjà que tu m’as ramassé dans Cette gare minable sur ce quai désert.
T’arrêtes pas d’essayer de me faire parler.
Mais tout ce que je te dis se reporte à toi.
On passe sur un pont qui enjambe une rivière, je te dis que j’adorerais y piquer une tête,..
Tu me mattes avec ta banane et tu tournes sur une petite route planquée sur la droite..
Le chemin est pourri, les soubresauts me font bouger les seins. 
Je sais que tu remarques à la langue qui passe sur ta lèvre inférieure.
On arrive enfin au bord du Rio, l’eau est claire et les berges faites de plats rochers.
A peine as tu stoppé la caisse que déjà je suis sortie jetant mon débardeur au sol et courant dans l’eau avec mon short en jean.
Oui je sens que tu me regardes, et j’ondule mon cul un peu plus que nécessaire.
Putain qu’elle est fraîche, chair de poule et tétons qui pointent.
T’es encore entrain de te dessaper sur le bord.
Que j’ai la tête sous l’eau et que je barbote.
Quand je ressors t’es plus là, j’essaie de voir sous l’eau mais le reflet du soleil m’aveugle.
Je me tourne à ta recherche puis soudain je sens tes mains sur ma taille.
T’es dans mon dos.
Tu m’attires vers toi. L’eau perle sur ton corps, je déglutis.
Tu me serres contre toi, fermement, mais en douceur.
Et tu poses tes lèvres dans mon cou.
Et voilà ça part de là, je bascule, je tourne la tête, une main sur ta nuque, je veux ta bouche, tes lèvres ta langue..
Je veux que tu me touches, me caresses.
Tu te plaques contre moi, ta main glisse sous mon short. L’ouvre et l’enlève, je ne sais pas comment tu u es arrivé si vite et je m’en fous.
Tout ce que je sens, c’est tes doigts qui me fouillent et ta bouche qui happe la mienne.
Et le truc c’est que c’est plus que bon, c’est orgasmique.
Je sens ta queue dressée entre mes fesses, je sens ta main qui me soulève dans l’eau pour m’empaler..
Je te veux, j’en crave de te vouloir. Mais non, hors de question que ce soit si facile, je te résiste pour la forme, pour le jeu, mais tu me plaques un peu plus encore, et me mords l’épaule.
Bordel ce que c’est délicieux.
Je suis toute â toi, à ce moment brûlant.
À ce présent plus que parfait que tu m’offres.
Puis soudain une bourrasque de vent brulant. des grains de sable fouettent mon visage,
Tu me serres la cuisse fermement,et me demande si ça va.
J’ouvre les yeux et je te vois, ton visage, ton sourire, cette fossette qui se la pête.
– Alors, ça va ? C’est sur ?
– Bah oui ça va bien sur !
Je te regarde dans ton ensemble, et merde, t’es habillé, on est sur le parking d’un motel crasseux, enseveli sous la poussière du désert.
Tu me regardes à peine et tu me dis, que je t’inquiétais parce que je gémissais dans mon sommeil.. 
Tu parles que je gémissais, t’étais ni plus ni moins entrain de me chauffer avant de me prendre dans la flotte..
– Non, non ça va juste un rêve .. Rien de quoi s’inquiéter.
Tu me montres le motel du doigt, sur le panneau y’a piscine d’écrit. 
Tu me dis qu’on va faire une pause le temps que la tempête se calme.
Je jette un œil a la piscine en question, un haricot couleur mare derrière un grillage, avec une dizaines de transats à lanières de plastique décoloré autour.
Rien à voir avec le Rio de mon rêve..
Mais ça fera l’affaire.. Le sable entre partout, dans mon nez et mes oreilles..
T’es pris une chambre avec deux grands lits. Tu me laisses passer a la salle de bain en premier pour me décrasser ..
J’en sors et t’as toujours pas bougé. En jean sans t shirt pieds nus sur le lit. La clim à fond. Et une émission de télé sans le son.
Je te regarde je vois tes cicatrices, tes tatoos, tes marques. Ta vie écrite sur ton corps.
L’eau perle sur ma peau cette fois et je ne rêve pas.
La serviette qui m’entoure est limite trop petite. Mais je la tiens comme un dernier rempart contre ton regard.
Tu souris toujours.. 
De quoi me donner envie de prendre ta bouche.. 
Je m’allonge sur mon lit après l’avoir ouvert.
Et je te demande si tu veux venir piquer une tête.
Là tu me dis oui, te lèves puis Tu empoignes mes chevilles, et glisse ta tête entre mes cuisses.
T’es pas rasé et brûlant. Mais je frisonne et me cambre. Tout en appuyant sur ta tête encore plus..
Bon okay, ça va t’es pas le seul à avoir chaud j’avoue ça te va ?
Clim ou pas, mon corps est bouillant et la sueur perle dessus..
Viens, viens te perdre ou te retrouver en moi je sais pas.
La piscine on y goûtera même pas.
Quant à tenir la route ?
Qu’est ce que ça peut foutre.
Du moment qu’on ride un peu ensemble toi et moi.

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