Brooklyn,  là des mots

Brooklyn. At Home ?

New York state of mind. Billy Joel.

Ça fait quelques temps que Vicky ne raisonne plus.
La réflexion ne lui a jamais vraiment porté chance, par contre à chaque fois qu’elle avait agi par instinct, elle avait réussi des miracles.
Retrouver Patrick à NYC avait été un des meilleurs choix de sa vie.
Et là aujourd’hui , 20 ans après, avec une toute nouvelle évidence elle se trouvait à Brooklyn, et l’étincelle, qui avait mis le feu aux poudres, se trouvait dans le lit, dans la chambre d’à coté.
Son esprit était une boule de flipper et son corps n’avait de cesse de tilter.
Et c’est pour cela qu’elle s’était levée, pour ne pas le déranger.
Entourée d’un plaid, nue et assise sur l’escalier de secours, elle était passée par la fenêtre ouverte, et contemplait la circulation, attentive aux bruits, et au rythme des voitures.
Vicky avait toujours aimé New York, c’était son safe place. Home. Sa maison.
Quand elle marchait dans les rues surpeuplées, elle se sentait chez elle. À l’abri.
Pas de stress, pas de fioritures, pas de mondanités. Juste la ville face à elle.
Tu peux penser que c’est le confort de l’anonymat, mais non, c’est surtout les flots d’énergie que tu y captes. Du bon, du positif. De l’amour en ondes puissantes et continues. C’est aussi ce qu’elle à ressenti en 1000 fois plus concentré, là dans la pièce d’à coté.
À peine, leurs lèvres s’étaient touchées, que les jeux étaient faits.
Saut de la foi ? Non plus que ça.
Pas de réflexion, pas ce soir, ce soir elle voulait profiter de l’instant.
Se souvenir de la magie du moment.
Sa peau portait encore ses traces, son odeur l’envoutait.
Elle sentait leurs fluides couler le long de ses cuisses.
Et elle adorait ça.
La nuit était douce, le fond de l’air chaud, pas trop de monde encore pour la saison. Et cachée par le plaid sombre, personne ne la voyait.
Du moins c’est ce qu’elle pensait.
Elle laissait sa main glisser entre ses jambes, et commença à se caresser, la chaleur de son sexe la surprenait ainsi que le liquide qui ne cessait de coulait.
Hypnotisée par le rythme des feux et de la rue en dessous, elle se laissait aller au plaisir tout en douceur.
Il l’avait entendu se lever, après avoir fait l’amour plus de fois qu’il l’avait cru possible… non pas qu’il n’était pas charnel hein. Mais là, ils avaient tous les deux une telle faim.. une folie absolue, leurs corps étaient juste affamés l’un de l’autre.
Grande première pour lui, il la connaissait sans l’avoir touché. Il savait ce qu’elle voulait, et voulait la même chose. Entrer en elle, avait été une explosion des sens, tous les pores de sa peau étaient en transe et que dire de leur regards vissés l’un dans l’autre.
Pas de faux semblants, pas d’autre chose que leurs désirs que leurs envies qui hurlaient de bonheur de pouvoir s’assouvir.
Ils ne faisaient pas l’amour, ils ne baisaient pas non plus, ils dansaient, ils valsaient au rythme de leur battements de cœur. Enlacés ils ne faisaient qu’un, unis, par ce magnétisme, cette magie.
Il la possédait comme nulle autre, et elle s’abandonnait comme jamais.
Oscillant entre détente et tension, leurs muscles de contractaient à l’unisson.
Toutes ces pensées, les images de sa bouche entourant son gland. De ses mains sur ses hanches.
De ses seins sous ses doigts. De son regard, qui se donnait et suppliait en même temps.
Puis les sensations, le chaud, l’étroit, la sueur, le foutre. La salive.. la douceur…
Entre temps il s’était levé, sorti du lit, nu, bu un peu de jus de pomme direct de la bouteille à la porte du frigo.
C’est en remontant la tête qu’il la vit.
Posée sur l’escalier de secours, comme si elle avait toujours habité là.
Le plaid était sous ses fesses, ses jambes écartées, et elle se caressait, la tête en arrière, yeux fermés.
Ses cheveux étaient lâchés. Et tombaient en cascade dans sont dos. En contre jour, on aurait dit un tableau.
Il s’approcha sans un bruit, et passa par la fenêtre ouverte lui aussi., c’est avec les vibrations sur l’escalier de fer qu’elle se retourna,le vit, et sourit .
Leurs bouches, s’approchaient l’une de l’autre. Il empoigna son sein. Et pinça.
Elle gémit et écarta un peu plus ses jambes.. il l’enjambait et se plaçait entre ses cuisses.
De là il s’applique à la fouiller. Un doigt d’abord, puis deux puis trois. Ils glissaient allaient et venaient.
De leurs yeux ils ne se quittaient pas.
Il murmura dis moi tu veux quoi?
Je veux toi, là comme tu es, maintenant. Je veux toi, en moi, me fouillant.
Je veux toi sur ma peau sur mon corps Je veux toi, ton foutre, ta bouche, ta queue, tes mains et tes doigts.
Viens là. Je veux te sentir en moi.
Alors elle bascula sur lui, et au milieux des bruits de la nuit elle le poussa sur le dos et s’empala sur lui.
Descendant et montant tout en douceur, jouant avec son gland, sourire aux lèvres.
Entrant et sortant, changeant d’accès, du plus humide au plus serré.
Elle se déchainait, prête à hurler. Et lui la tenait par la hanches, cherchant à la plaquer contre lui, à aller au plus profond.
Puis en un instant, leurs corps se cambraient.
L’explosion, la jouissance et l’abandon.
Ils se prirent par la bouche et leurs langues se caressaient.. encore et toujours avec passion.
Les rythmes cardiaques, retrouvèrent ceux de la nuit. La circulation du sang se calait sur celle fluide des voitures.
Leurs regards encore et toujours.
Puis leur sourire.
Putain d’aventure.
Toutes les portes étaient ouvertes, à l’image de cette fenêtre.
Tous les signaux étaient au vert.
Maintenant il ne restait plus qu’a faire.
Mais pour le présent. Ils se blottissaient dans les bras l’un de l’autre.
La vie prend de drôles de chemin parfois.
Et là elle venait de leur expliquer ce dont ils avaient besoin.
Leur apportant sur une issue de secours, un amour infini.
Une certitude.
Un remède contre l’ennui.
Une promesse de plénitude.
Le truc qu’ils avaient toujours su qui existait. Mais qu’ils n’avaient jusqu’à lors jamais envisagé.

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