on life.,  vilaine

A coeur ouvert. part 1

Bleeding Love. Leona Lewis.

Marrant ça ; tu savais toi qu’on peut vivre et avancer avec un trou en pleine poitrine ?

Pas un trou figuré, un vrai trou, béant, qui laisse passer l’air et le vent.

Un truc qui fait que tout ton corps à froid, tellement froid que tu te dis que tu ne ressens rien.

Qui fait que l’idée même de te foutre à poil en plein soleil de Juin est insupportable.

Même parfois dans le noir t’oses pas le regarder ni même l’évoquer …

Qui fait qu’au moindre signe, ton âme s’échappe et revient… éventuellement. 

Alors t’as beau le couvrir de frusques et d’oripeaux de luxe ou pas.

T’as beau te cacher dans un t shirt de ta marque fétiche.

Ça n’empêche pas le froid.

Tu sens rien peut-être, mais oui tu sens ça .

Le froid qui te mord la chair et les os.

Le froid qui te glace l’âme.

Le truc avec le froid c’est qu’il t’endort, il t’anesthésie.

mais la vacuité est toujours là. Glacée.

Un jour tu te réveilles, puis tu te dis que t’en as assez et tu cherches à la combler.

En vain.

Ça se comble pas avec les trucs, des choses, ni avec la bouffe ou l’alcool..

C’est un trou de chair et de sang. 

Ce con là réclame des tripes..

Alors tu essaies encore.

Tu jeunes.

Tu dégueules de toute ton âme..

Malade du trop plein, tu cherches à te contenir.

Tu exerces une pression, tellement forte pour que rien de toi ne puisse fuir.

Tu fais avec, tu te contentes de prendre une forme qu’est pas tienne, tu t’entoures de personnes qui ne voient rien qui ignorent leur trou aussi.

Quel trou, mais t’es fou?

J’ai pas de trou moi, te disent-ils.

Ma normalité en fait foi.

Pourtant, tu sens un truc, un « Je ne sais quoi » parce qu’en fait, au fond de toi, la vérité est là ; tu as appris à l’aimer ce trou là, il fait partie de toi.

Tu aimes voir ton cœur battre, observer les pulsations qui font affluer le sang..

La douceur des muscles qui se rétractent quand tu les frôles.

Tu fais du sport pour te muscler tu crois, pour canaliser surtout, ce flux que tu sens de plus en plus en toi.

Et arrive un soir où tu comprends…

Où tu acceptes enfin de vivre avec.

Mieux. 

Tu en es fier.

Fier de montrer au monde ta fucking vulnérabilité, ton imperfection, fier de montrer à quel point tu es foutrement unique, ces faiblesses sublimes qui font qui tu es.

Tu es enfin roi en ton royaume.

Et tu décides d’avancer nu.

Sans rien.

Même tes poils tu les as virés.

Pour monter la peau brute. Tes muscles façonnés.

Les cicatrices, tes tatous, ton histoire, ce trou que tu trimbales et que tu t’es approprié avec fierté.

Tu es toi enfin.

Et putain ce que tu es beau comme ça.

La puissance de l’acceptation.

La simplicité de l’amour.

L’humilité de ton impermanence.

Sauvage.

Indomptable.

Même pas rebelle, juste libre.

Libre d’être qui tu es.

Et du coup on ne voit plus le trou. 

On te voit toi.

Toi, l’homme que tu es.

Toi celui qui avance nu.

Dans la vérité et la lumière de qui tu es.

D’autres, qui avancent nus comme toi, sauront.

Qu’importe puisque toi aussi tu sauras ou réside ta force.

Donc oui, tu peux marcher avec, même l’arborer fièrement.

Il y a évidemment, toujours deux façons de voir les choses, certains diront, que t’es fragile, cassé, fêlé ou fou, que tu as besoin d’être protégé de toi, des autres…

Ils décideront que la vie n’est pas pour toi, qu’elle est trop crue trop sauvage, qu’une telle blessure se cache.

Ils calqueront, leur propres peurs sur toi, t’accuseront de déraison, parce que tu oses penser plus beau plus grand, tu oses être différent.

Wow,le dingue, il marche en dehors des clous, ne veut pas rester dans la case.

En bref que tu es FAIBLE. (Faible toi ?)

Alors qu’en fait ce sont leur propres peurs et faiblesses auxquelles ton courage d’être toi les renvoie…

Non, décidément, ce que tu tu fais là, ça ne se fait pas..

C’est pas politiquement correct…

Tu te rends pas compte à quel dangers tu t’exposes…

Allez, rentre à la maison, prends tes médocs, sois sage et surtout dors.

N’avise pas de te réveiller encore une fois.

On ne sait pas ce que pourraient penser les voisins.

De toutes les façons tout ce qu’il n’y a pas ici, tout ce qui dehors est malsain.

Puis arrive un jour de nouveau, un sursaut…

Où ton âme, crie, hurle..

HEY mais je suis là…

Arrête de nous anesthésier, tu tues ce qui fait notre putain d’identité..

Respire, le monde est grand, il est beau il est sublime, cruel aussi mais bordel il est là, dehors et il t’attend.

TU es UNIQUE.

Tu as tes propres lois, oui certains choix sont dur à faire, mais quoi, tu préfères, regarder en arrière dans 30 ou 40 ans, te dire, il y a une époque j’aurais pu faire.. et finir, sec et aigri.

Ne pouvant regarder qui que ce soit dans les yeux.

Tout ça parce que tu n’as pas osé, faire le saut.

Celui de la foi en toi.

T’as préféré, te mentir, te leurrer…

Te dire, que tu ne voulais pas sacrifier…

Sans même te rendre compte que tu te sacrifies toi même en même temps que ceux que tu voulais sauver.

Que tu tues le chaud, la douceur, la folie, l’étincelle, qui aurait pu tout changer…

Continue comme ça, ne t’écoute pas, écoute les autres qui ont peur, ils seront toujours plus prudent que toi, sauront toujours l’être la peur aidant, te diront de te contenir, et surtout essaieront de contenir ou de tuer tes rêves ; traitement qu’ils ont donné aux leurs. Et regarde ça marche bien !!

Reste avec nous, encore une fois tu es fragile.

Mais trop de pression, engendre une fission…

Continue ainsi, ignore ton âme et au mieux tu fais un Meltdown.

Oh, mais ne t’inquiètes pas, ils ont des médicaments pour traiter ça.

Ne pas essayer, c’est le premier pas vers l’échec.

Et pose toi la vraie question :

Veux tu échouer sans même essayer ?

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